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Chapitre 3: Les Profondeurs du Temple
Nous avons mis le temps, mais nous sommes finalement descendus. Pas tous d'un coup. /assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/kili a été le premier à utiliser nos cordes attachées pour entamer la descente. Rendez-vous compte : un puit de trois cents pieds de profondeur, tout de même. Le nain a été attaqué par une créature alors qu'il passait devant un couloir creusé dans la paroi. Il est remonté, et nous avons alors décidé de laisser tomber la pierre sphérique sur le fond sablonneux du trou : un cercle lumineux s'est formé tout autour d'elle, et a servi de base à une sorte de cylindre qui remontait le long du puit ! Cette zone, d'après le prêtre, était à présent protégée des créatures maléfiques. Il avait sûrement raison, car nous pûmes descendre sans encombre au fond de l'excavation. Un autre couloir en partait, et plusieurs êtres peu ragoûtants en sont sortis pour nous attaquer. Ils ne purent franchir le cercle. En revanche, nous en étions capables. Or /assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/amelia et moi brûlions d'envie de tester nos nouvelles armes : les créatures n'ont pas résisté longtemps au fil tranchant de nos épées. Nous nous sommes ensuite enfoncés tous ensemble dans le complexe souterrain.
Une salle contenait de grands coffres vides. Nous n'y avons pas touché. Une autre contenait une curieuse coupe en or, large d'un pied, remplie d'un liquide qui rappelait le sang ; et du plafond tombaient régulièrement dans le bol des gouttes de ce même liquide, sans jamais faire déborder le récipient. On eut dit une ponctuation sonore et sinistre, qui délimitait les segments temporels dans le silence du sanctuaire, avec la régularité minutieuse que l'on retrouve dans une horlogerie. Il s'agissait d'une magie qui m'était inconnue. Là encore, nous n'avons pas osé y toucher. Des salles toutes plus étranges les unes que les autres se sont succédées, leur traversée ponctuée de rencontres plutôt intenses avec les habitants des lieux - des morts-vivants, si j'en crois ce que j'ai vu ! J'ai été envoyé en éclaireur dans un couloir où je fis une mauvaise rencontre. A l'abri des regards de mes coéquipiers, je devins invisible pour lutter, mais je fus blessé trop sévèrement pour prendre le risque d'achever mon adversaire, et dus battre en retraite. La journée s'est soldée par un rude combat contre six magiciens qui gardaient une porte et se sont mis à incanter à notre arrivée, mais il n'ont pas fait le poids face aux deux nains qui leur fonçaient dessus en hurlant. Il est étrange de parler de journée en cet endroit : voilà des heures que nous sommes dans ce temple hors du temps, et je ne saurais dire si la lune a déjà succédé au soleil dans le ciel extérieur, si loin au-dessus de nos têtes…
La porte devant laquelle nous nous reposons n'est pas quelconque. Le mal se tapis juste derrière, je le sens. Stalaë le sent aussi, et elle me le fait savoir. Je lui ai refusé la confrontation pour ce soir, mais la paladine semble avoir eu un mal fou à se contrôler : il a fallu que les deux nains la retiennent pour l'empêcher d'ouvrir la porte !
Après avoir pris du repos, nous avons retiré le sceau qui fermait la porte. Puis nous avons ouvert la porte de l'antre de ce mal, et sommes entrés. Une créature rouge avec des ailes de chauve-souris, une longue queue et le sourire aux lèvres nous attendait sur un grand trône d'obsidienne. Mais quand /assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/amelia a tenté de lui porter un coup dévastateur, la lame est passée au travers… de cette illusion ! Notre véritable adversaire se trouvait au plafond et grinçait - de rire. Il s'agit d'une créature bipède plus grande qu'un homme, avec un corps osseux et biscornu. Le monstre était terrifiant, et sa présence suffisait à insuffler la peur aux plus courageux d'entre nous. J'aurais appelé ça un démon, mais mes camarades versés dans les arts magiques parlaient plutôt de "diable". Et mon épée, elle, s'en moquait : du moment qu'elle pouvait lui infliger des blessures ! Sauf que la chose ne s'est pas avérée facile. L'ennemi ne s'est pas laissé faire : il pouvait créer des murs de glace. Et se rendre invisible. Et disparaître d'un endroit, pour apparaître à un autre ! Il a d'abord essayé de séparer le groupe à l'aide de ses parois gelées. Nous avons réussi à briser le mur à la force de nos armes, mais il a éclaté dans un choc terrible, accompagné d'une volée d'aiguilles de glace qui sont venues se ficher dans nos chairs. Est-il utile de le préciser ? Ça fait mal… Pendant ce temps le diable attaquait ça et là, redevenant invisible pour frapper ailleurs. J'ai eu la chance de le toucher en frappant au jugé alors qu'il se trouvait, invisible, juste devant moi - et que je le croyais pourtant parti ! Nous avons ensuite attrapé le coup de main : pour empêcher la formation d'un mur, il fallait se précipiter sur le mur en formation : l'obstacle vivant empêchant la formation de la paroi à son emplacement, un passage nous permettait de rester tous unis. Improvisant une nouvelle organisation, nous avons commencé à nous montrer des adversaires de taille pour la créature. Les coups se sont enchaînés. Un coup d'épée par ci. Une patte griffue par là. Un coup de hache bloque un coup de queue, tandis qu'une morsure blesse le porteur de la rapière. Les deux katanas dansent et s'en donnent à cœur joie. Et le prêtre soigne, et le prêtre frappe. Mais la créature dispose d'un atout majeur : si elle ne peut gagner, elle peut désormais fuir.
Voyant le combat se retourner à notre avantage, elle n'a guère hésité… et s'est volatilisée ! Bon débarras, ai-je envie de dire.
Hélas tout le monde ne partage pas cet avis. Pour /assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/aeltas_derelouen, le clerc, il s'agissait d'un échec impardonnable. Pensez-vous, lâcher dans la nature un diable enfermé par des créatures bien plus puissantes que nous… C'en fut plus que ce que son honneur ne pouvait supporter. Et alors que nous nous remettions encore de nos émotions, il s'éclipsa discrètement. La paladine et moi l'avons retrouvé quelques minutes plus tard.
Le prêtre était allongé sur le sol, baignant dans son sang, le manche de son épée serré dans ses mains… et dépassant de son ventre.
/assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/aeltas_derelouen était mort.
Il n'a manifestement pas pu se pardonner cet échec. Il s'est suicidé selon un rituel que je connais bien, et qui demande à une personne extérieure de trancher la tête du cadavre. Le rituel ainsi accompli, l'âme du défunt est censée être libérée… pour ce que j'en sais, du moins. Pour moi c'était une aubaine : pas besoin d'assassiner le prêtre, et une excellente raison de récupérer sa tête par-dessus le marché ! Les autres m'ont vu décapiter le corps, mais ils n'ont pas repéré que j'ai rangé le sinistre trophée dans mon sac.
Il nous a ensuite fallu remonter à la surface. Cela eut été une bonne idée, en tout cas. Par tous les dieux ! Mais pourquoi a-t-il fallu que /assoce/guiilde/dnd/campaigns/gardell/good_side/persos/kili décidât de prendre la coupe en or remplie de sang ? Il aurait dû se rendre compte qu'elle n'était pas normale, en voyant les goutte de sang couler horizontalement sur le plafond en suivant la coupe… Pour toujours tomber pile en son centre ! Mais non, il a voulu la déplacer encore, et quand nous lui avons ordonné de la replacer sur son socle, cette caricature d'andouille a trébuché et lâché la coupe ! Le liquide s'est déversé au sol, qu'il a commencé à ronger… La coupe se vidait, encore et encore… Les objets fondaient… Et il apparut bien vite que la quantité de fluide qui s'en échappait dépassait largement la capacité de la coupe. Le liquide s'écoulait, rongeant et attaquant sur son passage, sans jamais s'arrêter : nous chargeâmes le nain brûlé et inconscient sur les épaules du barde, avant de courir à toute vitesse vers le puit, notre salut ! Le diable avait détaché notre corde en partant. Qu'importe, avec mon talent inné pour l'escalade, et même avec une main occupée par Stalaë qui ne voulais pas être rengainée, je me retrouvai en haut en un rien de temps, rattachai la corde… Et quittai les lieux au plus vite avec toute la troupe !
Le coatl est parti. Il n'a plus rien à sceller. La paladine affirme qu'il n'aurait pas fait le poids face à notre ennemi. Les dieux seuls savent où le diable se trouve, à présent… Nous passons la nuit ici pour nous remettre de toutes ces émotions. Mais dès demain nous rentrons à /assoce/guiilde/dnd/universe/gardell/geo/bas-jumyl.
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